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Un marché en cours de stabilisation

En 2009, la consommation de ciment a enregistré une baisse exceptionnelle de 15 %. Trois causes essentielles à cela : la crise économique et financière, la baisse de la demande en logements et non-résidentiel neufs amplifiée par la crise et, enfin, l’investissement public qui, lié en partie au cycle d’investissement municipal, a baissé pendant l’année post-électorale. Cependant, le plan de relance du gouvernement a probablement atténué la diminution en 2009 et devrait soutenir l’activité en 2010.
L’analyse des tendances récentes a mis en évidence un ralentissement de la baisse sur le second semestre 2009, et l’extrapolation de cette tendance correspondrait à - 4 % environ pour 2010.
Cette année, l’investissement public sera soutenu par la concrétisation du plan de relance, même si les collectivités locales restent prudentes sur leurs investissements, en attendant la confirmation de leur dotation budgétaire après la suppression de la taxe professionnelle.
Le logement social devrait jouer un rôle contracyclique, complété par la reprise de l’activité des promoteurs privés. Les ménages seront tentés d’utiliser les conditions de crédit très attractives, même si l’accès au prêt reste limité.

Enfin, pour le bâtiment gros œuvre, quelques signaux d’amélioration sont apparus, fin 2009, dans les carnets de commandes, mais la récession que le secteur de la construction subit depuis deux ans a rendu les agents économiques très prudents. Il faut donc s’attendre à enregistrer la poursuite de l’amélioration des carnets de commandes avant que cela se traduise par une augmentation de l’activité en 2010.


*Informations rédigées fin décembre 2009.

 

Gérard Guélec
Evolution de la consommation de ciments en France et Consommation de ciment
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